Die Windmühlen, in der ersten Fassung der Installation als ihre eigene hochbeinige,
papieren-geflügelte und extrem labile Karikatur tatsächlich anwesend,
drehen sich
gleichmäßig und unerschütterlich in sicherer Entfernung, so mutmaßt
man, von dem Monitor, der den mit Handschuh und Stock gewappneten, bald die Lage
abschätzenden, bald aus dem Dunkel losschlagenden Aggressor zeigt. Wird
die ins Groteske gesteigerte Unverhältnismäßigkeit des Angriffs
auf den ersten Blick ersichtlich, kann sie jedoch nicht lange mit einem Schmunzeln
quittiert werden. In das räumliche Spannungsfeld der Installation eingetreten,
wird man über kurz oder lang in ein ambivalentes Rollenspiel gezwungen.
Hier den Angreifer, dort den Angegriffenen vertretend, sieht man sich, aus der überlegenen
Distanz gerissen, letztendlich selbst bereit, den sinnlosen Kampf mit den
Windmühlen aufzunehmen.
Dans la première version de l'installation, les moulins, réellement
présents, tels leur propre caricature aux ailes de papier, hauts sur pattes,
fragiles, tournent
inlassablement, à bonne distance, du moins le suppose-t-on, du moniteur
qui nous
révèle l'agresseur ganté, armé d'un bâton,
tantôt évaluant la situation, tantôt portant un coup du fond
de l'obscurité. Bien que la démesure de l'attaque, frisant le grotesque,
saute aux yeux, on ne peut pourtant pas longtemps l'éliminer d'un sourire.
Une fois pris dans le champ des tensions de l'installation, le spectateur est
poussé, tôt ou
tard, dans un rôle ambivalent. Ici prenant la place de l'agresseur, là celle
de l'agressé,
le spectateur détrôné de son piédestal se sent finalement
prêt à mener lui-même l'absurde combat contre les moulins à vent.
▸▸ Dr. Heike Nasdala
Traduction: JFG